Standard Téléphonique - Téléphonie IP à Puteaux (92800)

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A propos de Puteaux

L'ère préindustrielle

 

Puteaux a été une cité de l'ère préindustrielle. Sa situation, à l'ouest de la capitale, près des quartiers marchands, y a certainement contribué. Au milieu du XIXème siècle, Puteaux est encore couverte de champs de vignes. Le bourg occupait le dixième de la commune. Il y a là de larges espaces disponibles pour l'installation de grandes fabriques près de la capitale. D'autre part, la ville est, à l'époque, dotée d'un port très fréquenté par les péniches livrant les matières premières. Des atouts pour que l'ère préindustrielle succède à l'ère champêtre, qu'évoquent ces appellations : colline de Chante Coq et rond point des Bergères.  Les usines Lorilleux s'installent en 1824 sur le plateau, entre la rue de la République et la rue Bernard Palissy. Fabricant d'encre d'imprimerie de renommée mondiale, la société Lorilleux prend comme emblème le Moulin de Chantecoq, situé dans sa propriété. Elle a fait connaître ce monument dans le monde entier. L'usine occupe tout l'espace où se trouvent les résidences Offenbach, du Moulin, des Deux Horloges et toute la résidence Lorilleux.

 

Puteaux, tête de ligne

 

En 1833, Vincenzo Bellini s'installe à Puteaux - 63 Quai Royal - (aujourd'hui Quai de Dion Bouton). Né à Catane en Sicile, Bellini est l'auteur de plusieurs opéras, dont la Norma, le préféré de la "Callas". Après avoir composé les Puritains, il meurt, en 1835, dans la maison située près du Pont de Neuilly, dans des circonstances tragiques restées ténébreuses. Vers 1840, l'activité est presque entièrement consacrée à l'impression sur étoffe. A partir de 1865, une grande usine de teinture industrielle s'installe dans la commune. L'Arsenal est implanté sur les quais de la Seine en 1866. C'est le 4 ao?t 1839 qu'est inauguré le chemin de fer. Le 1er mai 1889, Puteaux devenait la tête de ligne de l'embranchement qui aboutissait au Champ-de-Mars, et aux Invalides.  Puis, vers le milieu du siècle, une suave odeur se répand sur le plateau. Des champs entiers sont consacrés à la culture de la rose de Puteaux (Rosa Damascena) en attendant les entrepôts, les ateliers et les manufactures. Cette espèce est très recherchée des pharmaciens et des parfumeurs, les premiers faisant entrer son suc extrait des pétales dans la composition de leur collyre, et les seconds en extrayant une huile essentielle destinée à la parfumerie.

 


L'ère industrielle

 

 

La proximité de Paris, l'existence d'un port, ne manquèrent pas de favoriser l'élan industriel. Les établissements industriels trouvèrent une place privilégiée le long du front de Seine, et sur le plateau après la colline.  Les hautes cheminées formaient une sorte de cortège le long de la Seine. On dit que ce décor inspira le peintre Manet. Ce développement dura plusieurs décennies. Ce fut une époque qui garde sa grandeur. Cependant ces usines, monument de briques, avec ses longs murs noirs, envahissent la ville, la transforment en banlieue, la défigurent en faubourgs lourds. Des petites maisons s'élèvent en hâte à proximité des usines. Une sous main-d'oeuvre occupe au fond des cours obscures des taudis, couverts de suie et de scories. Les cheminées crachent le feu. Les marteaux broient l'acier sur des enclumes géantes. Partout se répand sans répit un vacarme de blocs et de chocs. Les usines ont construit un mur de bruit. Le tonnerre des marteaux, la violence des forges et le tintamarre des fabriques couvrent les voix. Les temps étaient durs. La laideur triomphait. Mais les emplois existaient. Les recettes rentraient. Une richesse collective répondait à la misère individuelle.  « Une richesse collective répondait à la misère individuelle »  Puis vint la décentralisation en province. Les usines fermèrent. Elles n'étaient plus rentables. L'Etat favorisait leur transfert en province. Alors les friches industrielles recouvrirent la ville, comme les eaux des inondations l'avaient engloutie. Plus de bruit. Plus de fumée. Plus d'emploi. La morne plaine était une plaine morte.  Il restait des toits effondrés ; des bâtiments cassés ; des forges brisées. Les emplois étaient partis, la population était restée. La misère publique vint s'ajouter aux misères personnelles. Les équipements publics faisaient défaut. Une calamité s'était abattue sur la ville. Que faire ? Les municipalités attendaient le retour des industries, comme un retour à l'âge d'or. Ces temps étaient accomplis. Un sursaut ou le chaos. Une autre vision de l'avenir s'imposa, approuvée massivement par la population.

 L'ère résidentielle

 La richesse ne pouvait plus venir des usines. Elle vint des bureaux. Il fallut encourager dans l'urgence le projet d'aménagement de La Défense. On vit s'élever un Manhattan français. On aurait pu faire mieux. La réalisation demeure unique. Le nom de Puteaux La Défense résonnera dans le monde entier. Une architecture futuriste s'imposa par générations successives de buildings. Le CNIT avec sa voûte de béton, l'esplanade plantée, enfin l'Arche marquèrent les principaux repères de la prolongation du grand axe royal.  Mais ce premier choix en appelait un autre. Il ne fallait pas se tromper. Il fallait deviner le sens. Il fallait voir l'avenir par dessus la haute muraille du présent. La décision s'est résumée dans une formule "Toute la Défense n'est pas dans Puteaux ; tout Puteaux ne doit pas être dans la Défense".  L'idée de tout jeter à terre, pour bâtir une Défense bis municipale, fut exclue. Alors, s'ouvrit l'ère des réhabilitations. Marche lente. Finies les vagues d'expropriations. La mission consistait à créer les conditions d'un attrait pour de belles constructions privées habillées de pierres et de verre. De belles résidences HLM donneront l'exemple. Un nouveau pont de Puteaux fut construit, prolongé par nos Champs Elysées à nous, jusqu'au cèdre terminal illuminé.  « Toute La Défense n'est pas dans Puteaux,
tout Puteaux ne doit pas être dans La Défense »
 Les équipements sortirent de terre. Il manquait des écoles et des collèges. Les inspecteurs d'académie successifs qui inaugureront les écoles des Deux coupoles, de la Rotonde, et de la Pyramide, utilisèrent la même formule : "la plus belle école de France".  L'oeuvre n'est pas terminée. Elle demeure une oeuvre toujours menacée. Il faut franchir de nouveaux horizons. Parallèlement à cette mutation, la vie de la cité a été marquée par des événements spectaculaires. On se souvient encore du célèbre combat de boxe, organisé par Alain Delon qui, le 9 février 74, vit dans notre ville la victoire de Monzon sur Napoles, et les courses cyclistes qui déchaînèrent l'enthousiasme populaire. La "Nuit de la Comète" rassembla sur l'esplanade de l'Hôtel de Ville quelques 8000 personnes. On avait imaginé de faire revivre l'histoire de Puteaux lors des différents passages de la comète de Halley, ce qui donna lieu à une somptueuse mise en scène à travers laquelle on put voir notamment des Wikings remonter la Seine et la Mairie s'embraser?  On se souvient aussi que Cyril Atanasov, entré à quatorze ans à la SMP gymnastique, fut par la suite un célèbre danseur étoile ; qu'une certaine Nadine Tellier, née rue Agathe à Puteaux, devint baronne de Rothschild et inaugura la Halte culturelle. On n'oublie pas la prestigieuse vente des toiles de Kandinsky, en présence de Madame Pompidou et les nombreux films qui furent tournés à la Mairie (La banquière, Hiver 54, Twist again à Moscou). De mémoire plus récente, on peut évoquer enfin la belle exposition des peintures et sculptures de Paul Belmondo ouverte solennellement à l'Hôtel de Ville en présence de son fils, Jean-Paul.  Puteaux cité moderne, mais aussi cité vivante de plus de 43 000 âmes, en permanent mouvement, où l'histoire officielle croise les destinées singulières, où l'on crée et où l'on aime. Une cité à l'échelle humaine.


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